3 questions à François Faure sur Anatoscope, la startup créatrice de clones numériques 3D

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Devenu enseignant-chercheur en informatique après une formation en mécanique, François Faure a éprouvé un grand intérêt scientifique à participer à la création de SOFA. Puis, membre d’une équipe de recherche non spécialisée dans l’informatique médicale, il a cherché et proposé de nouvelles approches plus générales et en amont de la simulation de l’acte chirurgical, pour la simulation interactive et la modélisation personnalisée des patients. Un jour, il rencontre un médecin à qui il fait une démonstration de simulation de modélisation 3D appliquée à un patient. La réaction du médecin fut immédiate et positive et ce fut l’élément déclencheur pour lancer son projet de création de startup. Est né Anatoscope.

 

« J’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires, avec qui le passage à des applications commerciales est apparu progressivement comme une évidence, et avec qui j’ai osé me lancer dans la création d’entreprise. »

Nous avons rencontré François Faure qui animera le 22 septembre prochain le wébinaire Inria sur la Radiologie Numérique pour en savoir plus sur Anatoscope, cette startup créatrice de clones 3D.

Vous avez lancé Anatoscope en 2015 à partir de l’équipe projet IMAGINE d’Inria. Une suite logique selon vous ?

François Faure : « Tout à fait, je pense que la création d’entreprises et d’activité économique, d’emplois, est un débouché naturel et noble de la recherche en sciences appliquées. De plus, c’est pour moi une chance de nouveau démarrage hors des sentiers battus. »

Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de la technologie sur laquelle repose votre offre ?

AnatoscopeFrançois Faure :  « Nous modélisons le patient en déformant une maquette numérique 3D pour la mettre en correspondance avec l’imagerie. Cette géométrie est augmentée par des connaissances biomécaniques, ainsi que de l’ontologie MyCF. Puis nous simulons des déformations de cette maquette, seule ou en contact avec des dispositifs médicaux qui peuvent ensuite être imprimés en 3D. Toutes ces déformations sont réalisées sur la base du logiciel libre SOFA, complémenté par des modules propriétaires, dont une technologie brevetée de modélisation du contact sur GPU. »

Actuellement, Anatoscope vise principalement le domaine médical (l’orthopédie et l’orthodontie), l’entreprise est-elle amenée à évoluer et à s’adresser à d’autres domaines ?

François Faure : « Le domaine médical est vaste, et nous n’y avons pas encore exploré toutes nos applications possibles. Nous réfléchissons aussi à la conception d’équipements sportifs personnalisés, ainsi que d’applications pédagogiques. »

 

Anatoscope est une start-up qui développe des solutions logicielles pour la médecine personnalisée. Son offre repose sur le Transfert Anatomique, qui transforme des images médicales en géométrie numérique 3D, et la simulation biomécanique interactive avec la librairie SOFA.

 

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